Barcelone in/out


Retour sur une semaine de rêve à Barcelone.
Avec cette ville, c'est plus que simplement du tourisme, c'est un retour dans notre vie.
De septembre 2000 à août 2002, nous y avons vécu nos premiers moments de vie à deux.
Fraîchement diplômés, cette ville représentait pour nous un eldorado. 
L'expérience s'est terminée car il était vraiment difficile pour nous d'y trouver notre place, nous faisions partie d'une immense cohorte de jeunes venant de partout qui cherchaient la même chose que nous mais avec peu d'expérience et de choses solides à proposer et faire la différence dans la foule.

On était rentrés sans regrets, sans remords, avec beaucoup de souvenirs qui allaient sans doute laisser une trace dans notre vie.

12 ans plus tard, 3 enfants en plus, autant d'années à rouler notre bosse dans la vie active, à faire moins la fête, la trentaine bien tapée... qu'allions nous retrouver à Barcelone de nos belles années?

Ce fut un peu le pèlerinage sur les traces de notre ancien quartier, devant la porte (rénovée) de notre ancien logement, retrouver ce coin de toit qui a abrité tant d'amis et tant de fêtes...
Re-raconter aux enfants l'histoire du chat qui est tombé du 6ème, deux fois... la dernière fut fatale. 
A la fois tout à changé et rien n'a changé; des bars pourris ont été remplacés par des lieux nettement plus fréquentables, les ruelles puantes, les gens louches... il y en a toujours malgré les beaux bancs, les rues dégagées... 

Ce fut donc avec beaucoup d'émotion que nous avons sillonné cette ville, pour la montrer, la faire connaître à nos enfants. Ils n'ont pas eu droit aux traditionnels gaudi, ramblas, gathico... ou juste quand il n'y avait pas d'autres chemins. J'ai été frappée, enfin effrayée plutôt par la foule qui a envahit le centre ville. Un peu trop pour moi.

Et puis on a trouvé un lieu où nous poser qui était absolument parfait! Un appartement via rbnb d'une famille ayant trois enfants comme nous,  deux garçons, une fille! Au 16 ème étage, surplombant Gracia... on avait tout à portée de main; les places et les ruelles où les enfants courent et jouent au foot en se faisant des copains en deux secondes. Admirer cette facilité de l'enfance qui n'a peur de rien et où les barrières linguistiques n'existent pas!

chronique à suivre...

















petit tour à Rodez















En partant vers l'Espagne, on a suivi Monsieur Memento dans ses envies de découvertes architecturales.
Vous verrez, si cela vous intéresse, notre périple à travers la Catalogne sur les traces du bureau RCR qui a entre autre réalisé ce musée, le musée Soulages (du nom du peintre et entièrement dédié à son travail) à Rodez que vous voyez ici.
En venant de Belgique, c'est toujours exaltant de voir ce que nos voisins européens entreprennent comme projets car notre plat pays n'est pas gâté en la matière.
C'est même déprimant de revenir après chez nous et d'avoir si peu d'opportunité de vivre dans des espaces publiques pensés avec tant d'audace. La Belgique aime se targuée d'être le pays du compromis... ça en devient parfois tellement lourd en terme d'étapes et d'échelons de décisions que les initiatives un peu originales s'essoufflent dans la machine des décisions, qui souvent, ne se prennent pas...
Je ferme la parenthèse de ma chronique "ras le bol" mais je vis avec un architecte indépendant et les temps sont vraiment durs.

Mais grâces à ces vacances, je pense qu'on a refait le plein d'énergie et d'espoir....
Ce musée m'a vraiment impressionnée, j'ai trouvé que c'était très émouvant de voir autant de monde se déplacer pour le visiter; il y avait tous les âges, tous les styles, des familles, des solitaires, ... Un peu comme l'an dernier à Marseille, et en visitant le MUCEM.
Et puis les oeuvres à l'intérieur étaient d'une grande beauté. Même les enfants ont été pris par l'expérience, très physique même de cette peinture aux effets lumineux surprenants. C'était très difficile de les retenir de toucher les tableaux et je les comprends, ça donnait très envie.

edit: oui j'ai aussi commencé une série "dans les chiottes des grands musées", ce sera un jour une série ;)



7 soleils....








Retour de vacances, de retour du Sud, du soleil...
Retour de fin d'été
Et toujours les ans qui se suivent pour Sacha, en vacances.
Oui c'est un soleil cet enfant! Avec des yeux doux et rieurs mais aussi qui claquent!
Sacha qu'on ne fera pas changer d'avis facilement, docile mais pas trop.
Encore joyeux anniversaire à toi... et merci

revenir un peu







Et non, ce blog n'est pas encore mort même si, même si...

Memento
Pour me souvenir je disais
Pas que normalement j'oublie! Mais s'arrêter un peu sur l'instant, le contempler c'est se permettre qu'il dure peut-être un peu?
Moment fugace, les retrouvailles sont de ces moments exquis où l'émotion est grande et la gratitude d'être ensemble est à son comble... pour un temps, n'est-ce pas? Et c'est bien là que ça se passe.

Alors oui, de nouveau, cet été, il y a eu des camps. Nos enfants partis chacun de leur côté, pour une fois. Ces deux frères qui se chamaillent autant qu'ils se recherchent, se cherchent et se retrouvent pour le meilleur et pour le pire.

Moment tendre de la vie qui regonfle les batteries pour encore se supporter, s'aimer, se chamailler, se disputer, se mêler, se coller, s'imiter, rire, se raconter...

Ces frères.


9 ans et un jour… et demi



Quand on a 9 ans, la vie a l'air parfois simple et parfois compliquée. Les questions fusent et le magique est là. Les histoires que l'on raconte commencent comme celles que racontent les grandes personnes et se terminent dans des délires à faire pâlir tous les écrivains de sciences fictions…
Quand on a 9 ans, qu'on est mon fils, on a pas toujours facile à exprimer ses sentiments, on joue au dur, à celui qui n'a jamais mal… tout en ayant follement besoin des bras de sa maman, d'un câlin, de retrouver son papa pour lui dire tout ça, tout ce qu'elles ne comprennent pas…
Quand on a 9 ans, qu'on s'appelle Ismaël, qu'on est l'aîné de trois, on est souvent généreux avec ses frères et soeurs, avec les petits en général aussi d'ailleurs.
Quand on a 9 ans, comme lui, la vie est un terrain de jeux, l'école se supporte en attendant la "récré"et en séduisant son instit'. On est encore un chiot fou qui ne rêve que de plaines, de courses, de vitesses, de nature… et on est loin d'être docile et sage. On est parfois exaspérant mais au bout du compte, c'est la Ismaëlitude, c'est tout et je pense qu'on a pas fini d'y goûter et c'est tant mieux...










voyage dans le temps #2





Il n 'est jamais trop tard pour évoquer les souvenirs et les moments heureux.
Un seul regret, j'ai fait très peu de photo….
Cela s'explique. La première semaine de ski en famille, ça ne m'a pas laissé les mains libres souvent
quand on était sur les pistes… Mais que c'était bon!
On est mordus, on est foutus. Et les enfants surtout.
Comment résister?
Pourtant je m'étais dit que ce ne serait pas le genre de vacances que l'on ferait pour plusieurs raisons… je ne m'y voyais pas et puis et puis… la vie nous emmène parfois là où on espérait pas.
Merci les amis de nous avoir convaincu!

Bises