Bon on en était où déjà?
Ah oui... reprendre les choses en main, publier des petits billets de temps à autre ici... envoyer des petits cadeaux aux fidèles... pfff... si je fais la liste de ce que je m'étais engagée à faire ce ne sera pas glorieux glorieux...
J'apprends l'indulgence! envers moi, car pour les autres en général j'en ai toujours eu un stock assez considérable.
Attention, bille prise de tête, si tu veux te marrer, c'est pas l'endroit! Si t'as le moral dans les baskets, prends garde à toi ;)
Pourquoi revenir ici, aujourd'hui? Je ne sais pas trop. Je sais que je ne suis plus lue donc je me dis que c'est surtout pour moi. Peut-être même que je vais fermer ce blog au "public" car ça n'a plus beaucoup de sens selon moi de rester ouverte si il n'y a plus grand chose à partager.
Comment c'est arrivé cette désertion? Je me suis demandée évidemment. Il y a eu du très concret, basique même; un ordi volé, pas remplacé... et un vieil ordi qui ne supporte plus que j'y décharge des photos, c'est aussi bête que ça et puis une chose en entraînant une autre, j'ai perdu le fil de ce que cet espace pouvait m'apporter. Je me rend compte qu'il me manque. J'aime retourner sur les années compilées ici. Il y a de beaux souvenirs, des textes qui me rappellent mon état d'esprit de moments passés. Mon blog est arrivé quand je devenais encore plus mère; mon troisième enfant venait de voir le jour, je sentais bien qu'on était enfin au complet et que la vie de notre famille allait se déployer dans un avenir radieux...
Je n'ai pas trop à me plaindre de là où nous en sommes aujourd'hui. Il y a eu des hauts et des bas comme partout... Il y a eu des changements professionnels, des rencontres, des amitiés nouvelles, il y a des choses qui n'ont pas changé et d'autres qui ont été complètement transformées.
Je vis pour le moment un moment un peu "critique" au sens fort du terme; une occasion de changement, une prise de conscience... et heureusement ma famille tient le coup et reste mon meilleur allié pour (re-)trouver mon chemin.
Alors on peut appeler cela "burn-out" "midlife crisis".... "crise existentielle"... je ne sais pas mais j'ai mes deux pieds dedans et j'assume. Je ne sais pas si ce blog peut être un lieu utile pour moi dans cette traversée périlleuse, on verra... peut-être bien que oui, peut-être bien que non... let's see it...
Affichage des articles dont le libellé est la vie quoi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la vie quoi. Afficher tous les articles
parler du temps
Depuis septembre, je n'arrive pas à suivre le temps qui passe. Je me sens toujours en retard... toujours un truc pas prévu, pas anticipé qui me confronte à ma difficile adaptation
Ces jours je découvre déjà des décos de Noël. Déjà... St Nicolas... c'est demain?
Le temps scandé par des fêtes, des anniversaires, y a rien à faire, ça marque le temps et on se retrouve d'autant plus vite plongé dans le futur.
Je sais, maintenant que le 1er Novembre n'est plus synonyme pour moi de cimetière et de chrysanthèmes, qu'il est plus agréable et plus doux d'accueillir l'hiver qui approche. Une petite fille née au milieu des fantômes et des citrouilles, qui ne rêvent que de parures dorées, de noeuds roses et de tout ce qui brille ça aide aussi à avancer vers ces jours froids.
Et puis le temps il avance avec des dents qui tombent et des visages qui changent.
Avec un voyage de l'autre côté de la Manche pour notre aîné à un tournoi de rugby et qui revient le dimanche à pas d'heure le sac plein de chips pour l'apéro du lendemain et avec un "porte monnaie anglais" pour sa maman.... Le voir gérer ses affaires, ses petits sous, sa passion et en être épatée.
C'est ça aussi le temps qui passe, mais là j'adhère!
Et puis y a le temps qui ne passe pas comme il faudrait avec des nouvelles tous les jours plus accablantes. Pour ces familles délogées d'un squat ce matin, avec beaucoup d'enfants, et notre impuissance à agir, à comprendre.... Entendre de loin le débat en France et la banalisation des idées brunes.... et entendre ici aussi ce même genre de discours où la peur domine. Il y a des gens qui n'ont plus d'espoirs.
Alors oui, le temps qui passe souvent trop vite, c'est dure à avaler. Mais en même temps, je sais que demain sera un autre jour, avec ses joies, ses peines... mais je n'en ai pas peur. Je savoure.
Je vous embrasse, vous qui passez de temps en temps par ici, parfois peut-être vous aussi qui vérifiez le temps qui passe.
avril enchanté
Comme disent souvent les femmes plus âgées que moi, avoir trente et être pile au milieu de la trentaine, ce sont les plus belles années de la vie.
Oups c'est quand même lourd de responsabilité ce genre d'idée! Comment on fait pour en profiter, profiter vraiment?
Alors oui 35 ans, j'y suis! Par où je commence le panorama? Mes trois enfants sont là, je commence à savoir ce que je peux faire comme boulot, j'assume le rouge à lèvre, je sais marcher toute une journée avec des talons, je m'affirme en tricot et côté cuisine je réussi le pavlova! J'arrive à vivre sans faire de sieste et je me lève tous les matins avant 7h....
10 ans plus tôt... ma vie c'était forcément pas tout à fait comme ça!
Vous connaissez l'illusion de la fin de l'histoire? C'est très intéressant, allez écouter "sur les épaules de Darwin", ça raconte pourquoi les êtres humains, dans leur grande majorité, sont toujours persuadés qu'ils ne changeront plus, qu'ils ont atteint un niveau de certitude, de croyance, de conviction qu'ils sont persuadés qu'ils ne perdront plus. Et évidemment, ils changeront... mais il nous est impossible l'imaginer à l'avance.
Alors je dirai quoi, moi à 50 ans de mes 35 ans?
La page doit encore s'écrire, je suis curieuse et j'ai de la chance, je pourrai revenir ici, de temps à autre pour vérifier comment je voyais le monde.
Alors à la minute précise à laquelle j'écris sur l'écran ce message, que je ne relirai pas, comme d'habitude, après souvent je regrette d'ailleurs, je suis pleinement heureuse, traversée par des doutes et des craintes mais elles sont lointaines, j'adore le printemps, je préfère encore plus le mois d'avril, mon mois de naissance et de celle de mon premier enfant, j'ai des idées tristes aussi et des rêves magnifiques.... et il y a des pivoines dans mon salon.
/ six semaines depuis la dernière pause, six semaines à se dire "non mais tu vas voir, demain il fera beau..." on attend encore/ six semaines à vivre la tendre transition vers un ancien/nouveau travail! et c'est vraiment étrange et bizarre de revenir dans des lieux qu'on a tant connu, qu'on a quitté et y revenir pour y trouver une nouvelle place, passionnant/ fumer un jour sur deux, un soir sur deux, une clope sur deux, rester en transition/ avoir une maison qui déborde et souffre qu'on ne puisse pas encore ouvrir grand les fenêtres pour y faire entrer l'air et la lumière du printemps/ écouter La femme et Fauve chez Pascale Clarck. Etre séduite/ avoir envie de bain tout le temps, pour la chaleur évidemment et la voix de Guillaume Gallienne qui parle de l'écume des jours entre autre, ça restera le rituel de l'hiver 2013/un petit bonhomme parti le we à Nantes pour sa passion rugbyesquetotale, l'imaginer et être vraiment heureuse des enfants que j'ai la chance d'avoir/
Sur ces bonnes paroles qui me font passer de la lamentation à la joie, je vous souhaite des petits mouvements de pensées printanières, même si la météo nous en prive un peu, qu'il soit en nous à défaut...
edit: depuis que j'ai posté ce message, j'ai comme une rancoeur envers moi-même... je n'aime pas me plaindre du boulot que je fais et il n'est pas dans ma nature de me plaindre des familles non plus. Même quand les mots sont durs, je ne les prends jamais pour "moi" même si je peux comprendre que c'est bien moi parfois qui tends l'allumette qui allumera le brasier de la colère... En lisant le post de Cécile, qui parle si bien de son travail, proche du mien, je voulais enlever ces mots qui me chagrinaient et en apporter d'autres, plus proches de ma pensée. Je crois que le fait d'être parfois le nez sur "la force des choses" et ne rien parvenir à faire c'est juste parfois plus difficiles que d'autres. Et puis la culpabilité de ne pas y arriver peut m'envahir, je sais que ce n'est pas une amie utile, mais elle pèse parfois bien lourd.
Inscription à :
Articles (Atom)
